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L’équipe nationale algérienne de handball (messieurs) prendra part du 13 au 30 janvier à son 12e Mondial, avec l’objectif de réaliser un meilleur parcours que lors de ses onze précédentes participations, de 1974 à 2009.

Le mondial des Verts, de 1974 à 2009.

L’équipe nationale algérienne de handball (messieurs) prendra part du 13 au 30 janvier à son 12e Mondial, avec l’objectif de réaliser un meilleur parcours que lors de ses onze précédentes participations, de 1974 à 2009.

Pour cette 22e édition, les protégés du coach, Salah Bouchekriou, qui est son 6e rendez-vous mondial, dont le 3e comme entraîneur, joueront vendredi la 65e rencontre dans l’histoire du handball algérien à cette compétition, dont la première remonte à 1974 en Allemagne (ex-RDA).

1974 (ex-RD Allemagne) : Une entrée infructueuse…

Pour décrocher sa qualification au Mondial, le sept national a dû jouer un tournoi triangulaire de qualification, qui l’avait opposé du 7 au 9 décembre 1973 à l’Onafex (Pins Maritimes) à la Tunisie et la Guinée. Les hommes du Roumain Mircea Costache avaient remporté leurs deux matches devant la Guinée (34-7) et la Tunisie (14-9), obtenant du coup le seul billet mis à la disposition du continent africain. Malheureusement, cette première expérience mondiale n’avait pas été fructueuse puisque les Verts ont concédé trois défaites en autant de matches, devant des ténors de la petite balle de l’époque, à savoir la Hongrie (10- 30), l’ex-Yougoslavie (12-35) et la Bulgarie (16-23), et ont terminé à la 16e et dernière place de la compétition. Hachemi, Larbaoui, Amara, les frères Bouzerar Lamdjadani et autre Benhamza, faisaient partie de cette première aventure algérienne au plus grand rendez-vous mondial de la petite balle.

1982 (ex-RF Allemagne) : Un dur apprentissage…

C’est dans l’autre partie de l’Allemagne, aujourd’hui réunifiée, que la sélection algérienne effectuera sa seconde expérience dans le plus grand rassemblement universel de la discipline. Sa présence à ce rendez-vous, l’Algérie la doit à son premier titre de champion d’Afrique arraché avec brio en 1981 en Tunisie, sous la direction de Aziz Derouaz. La participation du seul représentant du continent n’a pas été meilleure sur le plan des résultats, mais elle a tout de même permis aux joueurs algériens d’acquérir plus d’expérience. Les défaites concédées devant des nations huppées sur des scores honorables : Espagne (15- 19), Hongrie (20-30) et Suède (15- 31), ont laissé entrevoir de meilleures dispositions. Mais au deuxième tour déterminant le classement final, la bande à Derouaz s’inclinait devant des adversaires largement à sa portée, à savoir le Koweït (20-22) et le Japon (21-22), se contentant d’un nul sans gloire face à Cuba (21-21). Pour cette édition, Boussebt, Maâchou, Bouchekriou, Azeb, Benmaghsoula et Doballah étrennaient leur participation, alors que Djaâfar Benhamza était toujours là, huit ans après.

1986 (Suisse) : Une expédition désastreuse

Les années se suivent et se ressemblent. L’Algérie est présente encore une fois après avoir été sacrée championne d’Afrique en 1985. En dépit de l’expérience acquise, l’entraîneur Aziz Derouaz ayant renouvelé sa confiance à cinq éléments présents en 1982 (Maâchou, Bouchekriou, Azeb, Bouhalissa et Benmaghsoula), le sept national perdra ses 6 matches face respectivement à la Suède (16-24), au Danemark (18-27) et à la Hongrie (19-23) puis au 2e tour devant le Koweït (23-28), Cuba (24-25) et la Tchécoslovaquie (19- 24). Bilan final : un zéro pointé avec six défaites et une peu honorable 16e place.
1990 (ex-Tchécoslovaquie) : Encore une dernière place
C’est l’ex-international et coach de la DNC Alger, Farouk Bouzerar, qui conduira les Verts en ex- Tchécoslovaquie pour une quatrième aventure. Les résultats n’ont guère été brillants en dépit d’une nette amélioration du niveau de l’équipe algérienne qui devait, une fois de plus, affronter, sans succès, la Suède (21-20) et la Hongrie (16- 22). La France, qui commençait à émerger dans le concert mondial, a longuement fêté sa victoire sur les Verts (23-20), tellement elle appréhendait cette équipe qui l’avait battue en 1987 en finale des JM de Lattaquié (Syrie). En poule de classement, deux nuls sans gloire devant Cuba (20-20) et le Japon (21-21), auxquels s’ajoute une défaite devant la Suisse (18-22), obligent les Verts à garder cette dernière et 16e place pour la quatrième fois consécutive, malgré la présence d’Azeb, Bouchekriou et Benmaghsoula pour la troisième fois, alors que Bouaânani et Djaâfar Belhocine entamaient leur premier Mondial.

1995 (Islande): L’historique exploit devant le Danemark

Après une absence fort remarquée en 1993 en Suède, consécutive à sa perte du titre continental au profit de l’Egypte (1992 en Côte d’Ivoire), l’Algérie effectuait à cette occasion un retour tonitruant sur la scène mondiale lors de l’édition d’Islande, sous la houlette de Salah Bouchekriou qui, en compagnie de son adjoint Mohamed Maâchou, a accumulé une expérience non négligeable comme joueur dans cette manifestation d’envergure. D’ailleurs, un coup de tonnerre a retenti lors du 22e match au Mondial des Verts qui battaient ce jour le grand Danemark (25-24), en obtenant du coup leur première victoire du Mondial, après 21 ans d’attente. Ce succès retentissant a mis en garde les autres adversaires du groupe de l’Algérie. Ainsi, la France, qui sera sacrée quelques jours plus tard championne du monde, a sué sang et eau avant de l’emporter difficilement (23-21), tout comme l’Allemagne (25-15) et la Roumanie (24-22). Les hommes de Bouchekriou, qui obtenaient une deuxième victoire face au Japon (23-21), se qualifiaient pour le second tour, en retrouvant une nouvelle fois la Suède, championne du monde en 1990, et la Corée du Sud, devant lesquelles, ils s’inclinaient respectivement par 22-28 et 25-33, pour occuper une méritoire 13e place sur un total de 24 pays. En Islande, 13 joueurs dont Loukil, Nedjal, Saïdi et Aouachria, l’actuel adjoint de Bouchekriou jouaient leur premier Mondial.

1997 (Japon) : Sortie honorable malgré un léger recul

Les gros progrès accomplis par le handball algérien sur la scène internationale ont redonné une certaine crédibilité à la discipline qui prendra part pour la 6e fois au Mondial qui se déroule au pays du Soleil levant, le Japon. C’est sous la houlette du coach national Djillali Mekki que le sept algérien abordera cette compétition avec panache, réalisant deux nuls pour ses débuts, devant l’Islande (27-27), la Lituanie (19- 19) et une victoire face à l’Arabie saoudite (19-14). Ses deux derniers matches se sont soldés par deux défaites, d’abord face aux Nippons (14-24) puis devant l’ex- Yougoslavie (24-28), pour occuper la 17e place sur 24 pays engagés. Ce sont El-Mouhab et Bouanik qui signeront leur 3e Mondial, qui coïncide avec les débuts d’un certain Abderrazak Hammad.

1999 (Egypte) : Un goût d’inachevé

La valse des entraîneurs continue avec l’arrivée cette fois-ci de Djaâfar Belhocine à la tête des Verts, avec dans ses bagages une énorme expérience dans l’encadrement, acquise comme joueur (NADIT-MCA), puis comme entraîneur au MCA. Les débuts sur le bord du Nil ont été difficiles face à des ténors tels que l’Espagne (24- 34) et l’éternel rival de l’Algérie, le Danemark (18-28). Une victoire salutaire devant l’Argentine (25-16) n’a pas effacé les deux revers concédés devant ses voisins du Maghreb, la Tunisie (19-21) et le Maroc (19-19), dont le résultat a été synonyme d’une défaite. Bien que qualifiée pour les 1/8es de finale et battue par l’Allemagne (17-28), la formation algérienne a laissé un goût d’inachevé, car elle pouvait prétendre à un meilleur rang que la 15e place. A rappeler que trois joueurs disputaient leur 3e Mondial. Il s’agit de Hellal, Nedjal et Bouziane, alors que Tahar Labane effectuait son baptême de feu.

2001 (France) : Les Verts méritaient mieux

La 17e édition disputée en 2001 en France a vu le retour de Salah Bouchekriou aux affaires techniques après six ans d’absence. La France (pays organisateur) et la Yougoslavie étaient les premiers à affronter les Verts en les battant par 23-13 et 23-20. Cela n’a pas empêché les camarades de El- Hadi Biloum, qui faisait ses grands débuts, de battre le Koweït (26-13) et le Brésil (25-20) et d’accrocher l’Argentine (23-23). L’aventure prendra fin aux 1/8es de finale face à l’Egypte victorieuse par 24-21. En France, quatre joueurs et non des moindres signaient leur 4e présence au Mondial, en l’occurrence les deux gardiens El- Mouhab et Hellal, ainsi que les deux joueurs de champ Nedjal et Redouane Saïdi, toujours fidèles aux grands rendez-vous.

2003 (Portugal) : La nouvelle vague est née

C’est au tour d’un ancien pilier des Verts durant sa période dorée de prendre la barre technique de la sélection algérienne lors du Mondial-2003 du Portugal. Il s’agit de Brahim Boudrali, présent au Mondial suisse en 1986 comme joueur. C’est avec une équipe assez expérimentée par la présence de quelques éléments aguerris à la haute compétition (Hammad, Loukil, Hasni, Labane et Saïdi) que l’enfant d’Annaba a décroché la 18e place (sur 24 pays) en obtenant deux nuls face au Brésil (22-22) et surtout l’Egypte (25-25), mais concédant deux courtes défaites devant le Danemark (19-22), puis la Suède (32-28) avant de terminer le tournoi sur une fausse note face à la Slovénie (25-35). Toutefois, le mérite de Boudrali est d’avoir mis dans le grand bain des jeunes pleins de talent, à l’instar de Slahdji, Ghoumel, Biloum et Filah. Ces trois derniers, formés au MCA, réussiront plus tard une grande carrière professionnelle en France.

2005 (Tunisie) : Un petit tour et puis s’en vont

On attendait beaucoup de cette édition jouée dans un pays voisin, la Tunisie avec le retour à la barre technique de Djillali Mekki, assisté par une figure bien connue, l’Allemand Erwin Kalderach. Finalement, une victoire (Koweït : 34-29) et un nul (Rép. tchèque : 29-29) ont été les points positifs de cette édition marquée par trois défaites devant la Russie, la Slovénie et l’Islande, sanctionnée par une 17e place. A Tunis, trois joueurs ont atteint la barre de cinq Mondiaux, à savoir Abdelghani Loukil, Salim Nedjal Hammou et Abderrazak Hammad.

2009 (Croatie) : Record de victoires

C’est encore un ancien pilier de la petite balle, Kamel Akkab, qui a rompu son contrat avec l’ES Sahel (Tunisie), qui prendra en charge le sept national lors du rendez-vous croate. Paradoxalement, l’ancien joueur et entraîneur du MC Alger, battu à cinq reprises lors du 1er tour, a obtenu quatre victoires consécutives en poule de classement, une performance jamais réalisée en un seul tournoi, avec à la clé une nette victoire sur l’ogre égyptien (28-22), un parcours lui donnant à la fin une 19e place. Le grand mérite de Kamel Akkab, retourné au terme de son contrat à l’ES Sahel, est d’avoir lancé 13 joueurs qui ont étrenné en Croatie leur premier Mondial, encadrés par trois anciens (Boudrali, Labane et Yahia Sid-Ali).

source : Le soir d’Algérie.

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